Deux voies, un même objectif : stimuler la sécrétion de GH
Dans la littérature de recherche sur l'axe somatotrope, deux grandes familles de peptides sont étudiées pour leur capacité à stimuler la sécrétion d'hormone de croissance (GH) par l'hypophyse — mais elles agissent par des récepteurs et des mécanismes différents.
GHRH (Growth Hormone-Releasing Hormone)
Les analogues du GHRH, comme la tésamoréline, se lient au récepteur du GHRH sur les cellules somatotropes de l'hypophyse. Ils reproduisent l'action du signal physiologique naturel qui déclenche la synthèse et la libération de GH. C'est un mécanisme dit "en amont", qui respecte globalement le rythme de sécrétion pulsatile naturel.
GHRP (Growth Hormone-Releasing Peptide)
Les GHRP, comme l'ipamorelin, agissent sur un récepteur différent : le récepteur à la ghréline (GHS-R). Ce mécanisme amplifie également la sécrétion de GH, mais par une voie distincte de celle du GHRH.
Pourquoi la littérature étudie souvent les deux ensemble
Comme les deux familles agissent sur des récepteurs différents, la recherche s'est penchée sur leur combinaison : l'idée étudiée est que l'activation simultanée des deux voies produit un signal plus marqué que chaque composé pris isolément, chacun agissant sur un maillon distinct de la régulation de la GH.